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Comment rater sa traduction professionnelle en 6 points

Comment rater sa traduction
Image par Robin Higgins de Pixabay

Vous avez besoin de traduire un texte en anglais pour développer votre activité à l’international : contrat avec un client étranger, support marketing… Vous pensez que cette opération ne présente pas tellement de difficultés. Elle pourrait donc être confiée à un collaborateur qui connaît bien (soi-disant) la langue de Shakespeare. Pourtant, rater la traduction d’un document professionnel, c’est possible ! Et plus facile que vous ne le croyez… Voici les 6 erreurs à commettre absolument pour obtenir un contenu mal traduit !

1 – Commencer à traduire un document sans l’avoir lu dans sa totalité

 

Les délais sont très courts : il vous faut rapidement la traduction. Face à l’urgence, le premier réflexe est de foncer tête baissée et de transposer le contenu dans la langue cible sans avoir pris le temps de le lire en entier.

Mais cette précipitation peut générer des erreurs d’interprétation et finalement vous faire perdre un temps précieux pour les corriger !

En effet, effectuer une première lecture du texte à traduire est essentiel. Il s’agit de le lire en intégralité et de manière attentive.

Cette lecture analytique détaillée doit permettre de comprendre le sens général et l’histoire, mais pas seulement. Elle sert aussi à appréhender le contexte, les protagonistes, le ton employé, le niveau de langue, le style. Des détails qui ont toute leur importance, sauf si vous voulez être sûr de produire une mauvaise traduction et de devoir y apporter des corrections ultérieures !

Une information ambiguë et mal interprétée peut changer totalement le sens global. Or, certains éléments en fin de texte peuvent apporter un éclairage (linguistique, sémantique…) sur le début du contenu.

2 – Opter pour la traduction automatique

C’est le plus sûr moyen de rater votre traduction ! Infaillible, cette méthode fonctionne à chaque fois…

En effet, aussi performant soit-il, un logiciel de traduction automatique comme Google Translate fournit uniquement une traduction trop littérale. Chaque phrase est traduite mot à mot, hors contexte et de manière approximative.

En outre, l’intelligence artificielle (IA) ne corrige pas les erreurs de syntaxe, les tournures maladroites, les problèmes de ponctuation, etc. contrairement à un cerveau humain qui va compenser les lacunes éventuelles du texte source.

Résultats : une mauvaise qualité de traduction avec des approximations, des erreurs, des jeux de mots traduits littéralement donnant lieu à des aberrations sémantiques…

Un choix idéal si votre objectif est d’obtenir des traductions professionnelles défaillantes ! 😉

Bon à savoir :

Le recours à ce type d’outil dans le cadre d’une activité professionnelle est possible dans des cas précis. C’est une aide précieuse au quotidien pour aider à la compréhension générale d’un contenu non stratégique. De même, il permet de diffuser des documents internes aux équipes à l’international. En revanche, pour traduire des contenus plus complexes ou à fort enjeu, la traduction humaine reste la meilleure option.

3 – Traduire de l’anglais au français sans être natif de la langue cible

 

Les risques d’une traduction imparfaite

Faire appel à des traducteurs professionnels qui connaissent l’anglais et le français (les langues de travail), c’est un bon point. Mais les choisir sans s’assurer qu’ils traduisent dans leur langue maternelle, c’est la garantie de prestations non qualitatives ! Et c’est valable pour n’importe quelle combinaison linguistique…

Optez pour un traducteur non natif et vous avez de grandes chances d’obtenir des traductions avec des contresens, des faux-amis… Et, cerise sur le gâteau, il y aura consacré plus de temps qu’un traducteur natif, pour qui les mots et expressions de la langue cible viennent plus naturellement.

Les techniques du traducteur professionnel natif

En effet, un professionnel formé et expérimenté est amené à ajuster le contenu selon plusieurs techniques de traduction :

  • Adapter selon les spécificités linguistiques et socioculturelles du pays visé. Il s’agit, entre autres, de convertir les unités de mesure et trouver les équivalences adéquates d’expressions idiomatiques. Ainsi, “voir d’où vient le vent” devient “to see which way the wind blows” en version anglaise. Mais l’adaptation est plus flagrante pour l’expression “quand les poules auront des dents” qui se traduit “when pigs fly”, littéralement “quand les cochons voleront”.
  • Simplifier les phrases. Traduire du français à l’anglais nécessite d’utiliser moins de mots et des phrases moins longues.
  • Transposer en remplaçant par exemple un adverbe par un nom, c’est-à-dire par un mot avec une autre nature grammaticale.
  • Moduler. Cette technique consiste à changer de point de vue avec pour objectif de résoudre une difficulté de traduction ou de fluidifier la syntaxe. Par exemple, un complément devient sujet, et inversement. C’est le cas lorsque l’on passe de la forme active à la forme passive, plus utilisée dans la langue anglaise.
    Traduire un texte dans une autre langue nécessite donc une maîtrise parfaite du vocabulaire, de la grammaire, de la structure des phrases, des codes culturels du pays cible… Que seul un traducteur natif possède, puisqu’il y est immergé depuis son enfance !

4 – Faire appel à un traducteur professionnel non spécialisé : la bonne option pour rater une traduction

 

Les enjeux des traductions techniques

Il est facile de rater une traduction pharmaceutique dont les enjeux sont importants. Confiez-la à un traducteur n’ayant aucune expérience dans ce domaine de spécialité ni aucune connaissance du lexique des langues de travail !

Suivre une formation de traduction ne suffit pas dans ce cas-là. Pour assurer la qualité et l’exigence des traductions techniques (santé, énergies, industrie, agroalimentaire…), il est essentiel d’avoir reçu une formation en traduction spécialisée dans un domaine précis et/ou de s’informer grâce à une veille sectorielle continue.

Sans cela, le traducteur sera dans l’incapacité de comprendre et donc transposer dans une autre langue la terminologie complexe : jargon spécifique, sigles, acronymes, nouvelles dénominations…

De même, sans connaissances pointues des réglementations en vigueur, il ne pourra pas adapter le contenu par rapport aux exigences normatives différentes selon les autorités de contrôle : FDA aux USA, EMA en Europe…

Résultats : vous obtenez des traductions peu fiables et non conformes.

La complexité des traductions web

Le constat est le même pour la traduction d’un site internet. Ce type de prestation exige des compétences plus poussées que de traduire un livre sur une thématique simple.

Imaginez : votre site web est bien positionné sur la SERP francophone grâce à un travail d’optimisation (intégration des mots clés, champ sémantique exploité, réponses aux PAA…) mené en fonction des intentions de recherche de vos cibles.

Vous faites appel à un traducteur “lambda” pour traduire vos contenus web. Vous êtes sûr que tous vos efforts vont être réduits à néant : dites adieu au bon positionnement de votre site à l’international ! La raison ? Ce professionnel n’est pas en mesure d’effectuer une traduction web localisée (SEO local), puisqu’il ne connaît ni le langage web (url, html, balises…), ni les bonnes pratiques de référencement…

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire si vous souhaitez rater une traduction… ou pas !

5 – Laisser de côté des outils essentiels à une traduction professionnelle

 

Pour traduire un texte de l’anglais au français, il est possible de ne compter que sur soi-même, voire de se lancer dans des recherches dans des dictionnaires spécialisés. Après tout, ce n’est pas comme si vous vouliez une traduction de qualité professionnelle, n’est-ce pas ?

Dans le cas contraire, sachez que les bonnes agences de traduction associent les compétences de traducteurs expérimentés et des logiciels d’aide à la traduction (Traduction Assistée par Ordinateur).

Grâce à cette technologie, les professionnels missionnés peuvent s’appuyer sur des glossaires et des mémoires de traduction. Ils ne doivent traduire que les nouvelles phrases (unités de traduction).

Ces outils offrent une aide essentielle en cas de gros volumes pour :

  • Harmoniser la terminologie et gagner en cohérence.
  • Travailler plus vite et optimiser les délais de livraison, sans perdre en qualité.
  • Réduire le budget alloué aux traductions (sont facturées uniquement les nouvelles séquences traduites).

Ils participent activement aux exigences de précision, de qualité, de réactivité et d’homogénéité… que vous ne recherchez pas !

6 – Oublier la relecture

 

Ça y est : la traduction anglaise de votre contenu français est terminée, Bravo ! Vous vous apprêtez à la diffuser sans plus attendre. Pourtant, il ne faut pas négliger une étape finale : la relecture ! Sauf si vous voulez une traduction imparfaite…

Cette phase doit être systématisée et réalisée par un relecteur/traducteur professionnel. Cette tierce personne effectue plusieurs niveaux de relecture pour s’assurer que :

  • La traduction est fidèle au contenu source, aussi bien sur le fond que sur la forme.
  • La localisation (adaptation aux spécificités terminologiques et socioculturelles de la langue cible) a été réalisée sans omission :
    • unités de mesure,
    • devises,
    • format de date,
    • adaptation aux actualités locales,
    • transposition culturelle (ainsi, quand les cloches déposent les œufs de Pâques dans les jardins des petits Français, c’est le lièvre de Pâques (Osterhase) qui s’en charge pour les petits Allemands)
    • etc.
  • Les règles orthographiques, grammaticales, syntaxiques, typographiques sont respectées.
  • Aucune coquille ni aucun oubli de traduction ne subsistent.

Cette démarche qualité est appliquée de manière systématique dans une agence de traduction professionnelle digne de confiance.

Finalement, vous ne voulez pas rater votre traduction ? L’équipe d’AeC Traduction peut vous aider !

Vous savez maintenant comment rater une traduction ! Grâce à nos précieux conseils pour la traduction de documents professionnels, vous serez à même de faire toutes les erreurs essentielles pour mal traduire vos contenus. Si toutefois, vous souhaitiez finalement obtenir des prestations de qualité à la hauteur de vos enjeux, vous pouvez toujours vous adresser à une agence spécialisée comme AeC Traduction !